• Gwendoline

Et si on parlait toutes et tous d’alimentation au collège ?


Le sujet de l’alimentation est désormais bien présent au collège Jean Jaurès de Villeurbanne ! Après s’être questionné sur cette thématique depuis le mois de janvier, le groupe des ambassadeurs du Développement Durable passe maintenant à l’action !


A la fin du mois de mai, ils mènent un porteur de paroles sur le temps de la pause méridienne pour questionner les autres élèves du collège sur leur rapport à l’alimentation et le lien qu’ils font avec le développement durable. L’affichage collaboratif fonctionne bien, plus d’une trentaine de témoignages sont donnés et affichés au milieu de la cour.


Puis, ils rencontrent la cheffe cuisto et un agent de la restauration collective de l’établissement pour mieux comprendre qui décide des menus, comment ils sont construits et connaître les contraintes et marges de manœuvre de la restauration collective.

Ils apprennent notamment que :

- C’est la cheffe cuisto et son collègue qui décident des menus et ils sont ensuite validés par l’infirmier et le directeur de l’établissement

- Les menus doivent respecter des normes. Ils réfléchissent également à ne pas faire de gaspillage alimentaire et prennent en compte les saisons. La cantine fait parti du groupement d’achat de La Martinière, dont font aussi partis des producteurs locaux régionaux.Le problème auquel ils se confrontent à la cantine, c’est le prix qui leur est accordé par repas.

- La cheffe cuisto essaie d’inclure au maximum du bio mais il est impossible de le faire à chaque fois car cela coûte trop cher (le repas en lui-même doit coûter 1,80€ maximum, à cela s’ajoute les charges d’électricité, eau… ce qui fait un prix total de 2,10€/repas/personne) : « on fait un peu ce qu’on veut sans vraiment faire ce qu’on veut ! » dit-elle.

- Pour éviter le gaspillage alimentaire, il existe une cellule de refroidissement qui permet de resservir des restes le lendemain, mais pas le surlendemain

- La plupart des déchets alimentaires sont jetés dans le composteur du collège depuis la rentrée, mais ça ils le savaient !


A la fin de la rencontre, une idée de projet ensemble est évoquée : que les ambassadeurs réfléchissent à deux ou trois idées de menus (détaillés au maximum) afin de les présenter ensuite à la cheffe cuisto et son équipe pour voir les possibilités de mise en œuvre concrète. Tout le monde semble bien satisfait de cette première rencontre !


En parallèle, un projet est mené avec les élèves de 4ème SEGPA Vente (Sections d'Enseignement Général et Professionnel Adapté). Lyon A Double Sens a fait appel au Réseau AMAP Auvergne Rhône-Alpes pour accompagner ce projet.


Pour commencer, la visite de la ferme pédagogique l’Abbé Rozier à Ecully a permis une première approche autour du rapport alimentation-agriculture. Les jeunes villeurbannais étaient plongés dans un monde de verdure avec des rencontres diverses et variées : des maraîchers, des paysagers, des apiculteurs, … mais aussi des ravageurs et des pollinisateurs !





La visite s’est terminée par une mise en pratique, sans nul doute le moment favori du groupe. Les jeunes ont retourné la terre, désherbé, planté et mangé quelques cerises directement cueillis dur l’arbre !

Puis, une séance d’éducation au goût, au toucher et aux saveurs a eu lieu mi-juin pour continuer à se poser des questions et à échanger sur les connaissances des uns et des autres. Les logos également : qu’est-ce que le bio ? Comment est-ce qu’on le reconnait ? Et sur les œufs ? qu’est-ce que le local ? un fruit de saison ? le transport des aliments ? le commerce équitable ?... Bien que les énergies ne soient pas toujours positives dans le groupe pour participer, les jeunes ont toutefois réussi à s’intéresser. Ce qu’ils aiment plus que tout c’est « faire », « goûter », « manger », « tester »… et ça tombe bien puisque la suite ira dans ce sens dès la rentrée scolaire.


En 3ème, leur cursus scolaire est lié à la vente. Ils seront donc amenés à inclure l’alimentation dans leurs projets d’atelier. L’objectif : la valorisation de produits bio et locaux.


L’établissement étant prêt à accueillir un système de vente de paniers de produits alimentaires, l’idée sera donc de mener un projet transversal en faisant du lien entre les différentes disciplines scolaires. 2 heures par semaine seront co-animées entre un professeur de mathématiques par exemple et la référente atelier pour avancer sur le projet.


Lyon A Double Sens en partenariat avec le réseau AMAP accompagnera la mise en place du projet dans sa globalité et veillera à sa pérennisation.


Vivement septembre !


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